Première réunion de l'A.V.V.E. réussie à la Maison de la Chimie

Publié le par AVVE

Première réunion de l'A.V.V.E. réussie à la Maison de la Chimie

Le 27 novembre dernier a eu lieu à la Maison de la Chimie à Paris la première réunion officielle de l'association des villes en faveur du Vote électronique.

Après avoir déclaré ouverte la première réunion de l'A.V.V.E, Monsieur le Maire de Rosny-sous-Bois, Claude Capillon, a su trouver les mots et le ton juste pour décrire la réalité du vote électronique en France dans un discours introductif que voici :

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Chers collègues,

Mesdames et Messieurs,

Merci à vous d’être restés pour cette petite réunion d’information. Nous représentons tous des villes utilisatrices de machines à voter et certaines comme la mienne depuis 2004.

De manière générale, le bilan de ces dix années d’utilisation est très positif. Que ce soit du point de vue des collectivités utilisatrices, des électeurs et même des préfectures.

Néanmoins, depuis la mise en place du moratoire décidé en 2007 (en réaction à une polémique infondée et à des dysfonctionnements qui n’en étaient pas) nous sommes dans l’impasse avec des fournisseurs qui sont bloqués dans leur développement. Depuis cette date, je rappelle que l’équipement de nouvelles collectivités est stoppé, alors que celles équipées peuvent continuer d’utiliser leurs machines avec satisfaction.

Je crois que le dossier des machines à voter est largement méconnu tant par les élus locaux que les agents et le public mais certainement encore plus par les médias qui ne cessent de faire des amalgames maladroits et faux entre le vote par internet et le vote électronique.

Bref, les choix que nous avons fait et qui ont demandé des investissements considérables à nos collectivité sont soumis à une forte désinformation et il y a rien de pire à combattre que le fantasme d’une pseudo théorie du complot des élites pour magouiller les élections. Je le dis crûment et un peu vulgairement car c’est bien souvent comme cela que le sujet est perçu.

Comme je le disais précédemment, cela fait dix ans que des villes utilisent ces machines à voter sans déplorer aucun incident sur la sincérité du vote. Six ans que nous subissons ce moratoire qui, à terme, va peut-être remettre en cause l’organisation actuelle des élections dans nos villes.

Je n’imagine pas, dans mes 27 bureaux de votes de Rosny-sous-Bois, un retour au mode papier.

  • Premièrement parce que mes opposants pourraient me reprocher d’avoir gaspillé de l’argent public avec cette parenthèse électronique.

  • Deuxièmement parce que cela permet de réaliser quelques économies qui en période de crise sont les bienvenues. C’est un investissement rentable puisqu’on utilise toujours les mêmes machines après 10 ans.

  • Troisièmement parce que je suis absolument convaincu que le vote électronique interdit la fraude électorale en effet, il n’y a plus d’erreur de dépouillement et la sincérité du scrutin est accrue.

  • Quatrièmement, parce que cela rend le vote autonome accessible aux malvoyants.

  • Cinquièmement, parce que c’est une piste de travail écologique en faveur de la suppression du papier.

  • Sixièmement, parce que cela offre des pistes d’économies substantielles à l’Etat qui en a bien besoin.

  • Septièmement, parce que c’est, à mon humble avis le sens de l’histoire.

Un rapport Sénatorial d’Avril 2014 réalisé à charge sans l’avis d’aucune commune utilisatrice obscurcit l’avenir et compromet un peu plus l’usage des machines à voter.

Ce fût l’un des éléments déclencheurs de l’initiative qui nous réunit aujourd’hui.

Après dix ans de silence et d’expérience, il est temps de faire entendre les voix des communes utilisatrices afin de mettre fin à cette situation ubuesque.

C’est pourquoi, je vous invite à rejoindre l’association.

Je vous remercie.

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La réunion s'est ensuite déroulée par un échange d'informations, des discussions et des débats entre les collectivités ayant une volonté d’adhérer.
Au total près de 25 collectivités étaient représentées telles que villes de Brest (98 bureaux de vote), Le Mans (97 bureaux de vote) ou encore Le Havre (144 bureaux de vote). Près d'une soixantaine de personnes se sont données rendez-vous ce 27 novembre pour parler vote électronique, avancée citoyenne et ce toujours dans le respect et le désir de faire avancer la démocratie.


Nous espérons que l'année prochaine mobiliser au delà des villes déjà utilisatrices pour qu'ensemble nous puissions faire évoluer la législation, que l’accès au vote et donc à la démocratie soit le plus accessible pour tous.